S’exercer en cas d’incident chimique

Jusqu’à aujourd’hui, en cas d’interventions dites ABC comportant des risques atomiques (nucléaires et radiologiques), biologiques ou chimiques susceptibles de constituer une menace pour la population, les animaux et l’environnement, les volontaires du SIS Morget n’étaient pas alarmés car ne faisaient pas partie des centres chimiques du Canton, tels que Lausanne, Nyon, Riviera, Yverdon et le Sentier. Depuis cette année, et à la demande du Canton de Vaud, certains Détachement de Premiers Secours (DPS) ont reçu la mission pour 2017 de former leurs volontaires pour gérer les phases I et II lors d’engagements ABC. Les corps de sapeurs-pompiers ont pour tâche d’assurer immédiatement, et pour une durée limitée, la première intervention en coopération avec la police et les services sanitaires.

Cette formation ABC (pour Atomique/Biologique/Chimique), concerne près de 90 personnes pour le SIS Morget, soit les sapeurs-pompiers engagés au DPS Saint-Prex, DPS Morges et DPS Denges. A Morges, chaque samedi jusqu’à mi-mars, un groupe prend part à l’enseignement théorique et pratique. Au préalable, tous ont dû passer par une formation à distance (FOAD dans le jargon). Puis, tout au long de l’année, les acquis seront maintenus lors d’exercices.

Concrètement, arrivé sur le site d’une alarme chimique, les intervenants du SIS Morget ont pour mission d’identifier le danger (prendre notamment en compte le sens du vent, parfois avant même de descendre du camion), de sécuriser la zone identifiée comme dangeureuse dans laquelle seuls les porteurs d’appareils respiratoires peuvent entrer et de sauver les personnes et animaux. Dans ces deux premières phases, leur tâche est aussi d’identifier le produit et de mettre en place une décontamination sommaire des victimes en attendant l’arrivée des professionnels de Lausanne et du chimiste cantonal qui prendront ensuite le relais.

Samedi, lors de l’un de ces premiers cours pratique, le formateur le Plt Romero Ruben de l’OI Morges, a rappelé que certes les sapeurs-pompiers doivent être rapides et efficaces, mais qu’en présence de produits chimiques, il était aussi important de savoir lever le pied et réfléchir. Pour certains produits, moins de 30 secondes sont nécessaires pour qu’ils traversent les gants et les tenues d’intervention et commencent à attaquer la peau.

 

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